Présentation

No Zorn

Artiste Plasticienne née à Paris en 1980, elle s’installe après ses études au lieu-dit « Le Tertre* »
à Notre-Dame des Landes (44).
Elle vit et travaille aujourd’hui à Strasbourg.

Sa démarche est autobiographique, un portrait permanent mêlant
les transformations, les changements d’état et la dimensions oniriques du quotidien.
Dès ses premiers travaux, apparaît la « princesse aux pieds nus »,
Brillante dans la ville, dans un labyrinthe de cageots, dans les terrains vagues.
Rapidement, elle pose la question du mode de vie, du comportement au monde.

Déplacements

Démarche citadine puis campagnarde, déplacement du problème
ou de la question.
No Zorn inscrit son œuvre dans le cycle du vivant,
cultivant l’épineuse question de la subsistance.
Au quotidien, le travail agricole, la transformation de la viande,
la conservation des aliments.
Le labeur s’accomplit, porté par l’imaginaire, la rêverie,.
Le débat poétique alimente la conscience politique.
La princesse rend compte de faits intimes.
Tout est lié.

« Décomposition », 2011

Ce qui tombe sous la main tombe sous le sens.
Que faire de la tête d’un poulet que l’on vient de tuer pour manger ?
La chair morte enrichit la terre et nourrit les organismes qui la peuplent,
une plaque de ciment sur un amoncellement scelle une sépulture provisoire,
l’installation durera le temps de la décomposition.
Il résultera de cette opération un peu de terre fertile et un crâne nu,
qui rejoindra, sur les étagères de l’atelier, ceux des dix petits cochons.
L’acte de création fait écart, accompagne les changements de la matière vivante.
Des assemblages éphémères, qui sortent de terre et y retournent.

Gaetan Hervouet et Noémie Flageul, mars 2011

* Tertre : lieu de rencontre entre les morts et les vivants (de mémoire locale).

Expositions et interventions (format PDF)

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